Vendredi 15 mai 2009

       (Le Kino d' Katsou)
               rallume les feux du

BERLIN UNDERGROUND

|| underground Film + music || Berlin ouest || 1978-1984 ||

JEUDI 28 MAI à partir de 21H

LE PÉTROLIER || 1 Quai Armand Lalande || Bordeaux Bacalan
Tram B : arrêt Bassins à flot
www.myspace.com/lepetrolier

participation : quelque chose comme 3 euros


PROJECTIONS
Berlin super 8(0)

Rolf S.Wolfkenstein. Photo : Me Raabenstein

Une sélection de courts métrages et de clips musicaux en Super 8 réalisés à Berlin Ouest entre 1978 et 1984.
Le label Monitorpop est à l’initiative de l’édition d’un DVD (aujourd'hui épuisé) qui retrace l’ébullition de la scène underground à Berlin-Ouest entre 1978 et 1984, terrain sauvage d’expérimentation pour les artistes et les musiciens. Le format cinéma Super 8  fut un medium privilégié d’expression qui justifie cette compilation de 2 heures en 18 films ponctués de stridences electro punk et industrielles, où l’on croise ou côtoie Valie Export, Einstürzende Neubauten, Die Tödliche Doris, Malaria, Mona Mur, Jörg Buttgereit et beaucoup d’autres. Nous en présenterons (en vidéo) quelques extraits.
www.monitorpop.de

So war das S.O. 36
(1982 / projection Super 8 très sonore ! / 1H30)



"C'était le S.O. 36" : Un documentaire de Manfred Jelinski & Jörg Buttgereit, produit par Marcel Vitesse, consacré au fameux club punk/expérimental du quartier de Kreutzberg, lieu de rencontre des "Nouveaux Fauves" (Und die neuen wilden) dirigé par Martin Kippenberger et Andreas Rohe. Ce fut durant quelques années une scène clé de Berlin où se produisirent de nombreux artistes (dont Throbbing Gristle, Lydia Lunch, Dead Kennedys et bien sûr une flopée de groupes allemands : Einstürzende Neubauten, P1/E, Malaria, System, Heino, Lorenz Lorenz, Die Tödliche Doris, Die Ich's, TV-War, Die Toten Piloten, Beton Combo, Tanzmuzik, Carambolage, Hoch Tieff, Onkel Polle...) et où se tint le premier festival ATONAL consacré aux musiques industrielles. Manfred Jelinski fut un chroniqueur incontournable issu de l'importante mouvance de cinéastes Super 8 à Berlin, avant de produire les films de Jörg Buttgereit qui gagna ses lettres de stupre et de sang avec les fameux Nekromantik 1 et 2, Schramm, Der Todesking...


Retour sur images du festival Geniale Dilletanten, extraits des concerts et performances donnés au Berlin Tempodrome, le 4 septembre 1981
(Einstürzende Neubauten...Gut und Bargeld... Die Tödliche Doris...Sprung aus den Wolken...Sentimentale Jugend (Alexander Hacke + Christiane F.)...Leben und Arbeiten...Wir und das Menschliche e.V. ...Vroammm !)

 
Einstürzende Neubauten. Photos : Ilse Ruppert                        

Frieder Butzmann


|| Musiques d'ambiance, interludes, bruits et sonorités diverses :
DJ SUPERLOVE + AUDIODIDAKT feront grésiller les platines, cure de jeunesse auditive pour les enfants turbulents des 70's ||






Injection
Le jeudi 28 mai 2009 à partir de 18H30, le Frac Aquitaine inaugure sa nouvelle expo au Hangar G2, quai Armand Lalande à Bordeaux-Bacalan :
"Heidi au pays de Martin Kippenberger" (toutes les infos sur www.frac-aquitaine.net).
Cette exposition est le fruit d'un partenariat entre la région Aquitaine et le Land de Hesse en Allemagne.

On peut littéralement se demander ce que vient fourrager la pure orpheline des Alpages, héroîne Suisse du conte tartignole pour petites filles créé par Johanna Spyri, chez un artiste allemand, allumé et alcoolo qui, entre autres excentricités, faisait une fixation sur tout ce qui s'appelait Capri, de la Ford (voiture de sport du pauvre) à la pizza (pas spécialement un plat de luxe non plus).
Feu Kippen n'était point Berger. Néanmoins, Heidi a quitté un temps son alpestre bicoque pour l'industrieuse Frankfurt-am-Main où Martin posa brièvement ses valises, enseignant en 1992 à l'Université de Kassel, à plus de 110 ans d'écart et autant de kilomètres : incontestable coïncidence qui justifie ce titulo d'expo tiré par les couettes.


        
             Heidi                            Kippi                         Kitten
                                                                               (Heidi Klum)


Grimm versus Spyri
Pour "entrevoir la portée artistique de Kippenberger (...) à travers le prisme d’un conte pour enfants" (dixit le communiqué de presse du Frac), au-delà de l'adaptation vidéo crapoteuse de "Heidi" offerte par les potaches Mike Kelley et Paul McCarthy, on peut imaginer que les frères Grimm auraient davantage fait liant avec leurs merveilleux contes à dresser les cheveux sur la tête, d'autant plus qu'ils sont nés à Hanau près de Francfort et qu'ils ont passé la majeure partie de leur existence à Kassel.
Si le choix de Heidi reflète peut-être ici une sensibilité féminine teintée de réminiscences enfantines, la référence aux rapporteurs de la légende de Hänsel et Gretel, qui puisent dans l'effroyable tradition populaire (épidémies, famine, cannibalisme, ogres de tous poils) travaille un subconscient aux soupçons  politiquement incorrects.
Pas parce qu'au lendemain de la seconde guerre mondiale, les frères Jacob et Wilhelm, accusés inconsidérément d'avoir pu en partie influencer les atrocités nazies au travers des légendes et contes cruels de la vieille Allemagne, ont été interdits de diffusion par les alliés (cf. Jack Zipes, "The Struggle for the Grimm's Throne : The legacy of Grimm's Tales" in "The Reception of Grimm's Fairy Tales in the FRG and GRD since 1945" (p 167) publié par Donald Haase et consultable sur internet). Plus parce que si on tire le fil rouge, on apprend que Hans et Grete étaient les sobriquets d'Andreas Baader et Gudrun Ensslin.

La destruction par bombes incendiaires artisanales de deux grands magasins à Francfort en avril 1968 - alors centre économique et financier de l'Allemagne de l'Ouest - inaugura une série d'attentats extrêmement ciblés (intérêts militaires nord-américains en RFA durant la guerre du Vietnam, police, juges, groupe de presse réactionnaire Springer) qui entérinèrent la fondation de la Fraction Armée Rouge (RAF / Rote Armee Fraktion).
"Hans", "Grete" et leurs camarades entrèrent ainsi dans la légende nullement féérique des mouvements clandestins de contestation violente et de lutte armée.

Art Attack
On a envie de rapprocher Kippenberger de la notion d'attentat : à l'égard des règles, des goûts et des moeurs du marché de l'art, du bienséant et du bien-pensant (tout le monde s'accorde aujourd'hui pour dire qu'il était génial quand de son vivant, il faisait grincer des dents). Alors que la RAF dénonçait notamment la réhabilitation d'anciens SS au sein des hautes sphères de l'industrie et de la finance dans le processus de reconstruction de l'Allemagne des années 60/70, Kippenberger en rajoutait une couche dans les années 80 en peignant des croix gammées mais face à l'hostilité de la critique, il se mit tout seul au coin avec un bonnet d'âne et jura qu'on ne l'y reprendrait plus.
A l'instar d'un personnage mélancolique de conte, l'artiste prolifique et pluridisciplinaire rompit paradoxalement avec le milieu artistique en partant vivre dans la Forêt Noire.
("Foie crevé, psychée crevée", selon Guido Schirmeyer, éditeur de "Happy-Happy", 1981)


Kippi dans ses œuvres (archives 4taxis)


D'autres seront bien mieux qualifiés que nous pour saluer la mémoire et la démarche de l'artisterroriste, talentueux trublion. Nous, nous contentons de tirer un peu plus sur les couettes car en mai, chacun fait ce qu'il lui plaît. 

Kippenberger nous fait envie car il a contribué à l'underground, non pas hessois, mais berlinois à la charnière grinçante des années 70/80, en dirigeant le club S.O.36 avec son complice Andreas Rohe, éphémère tentative de connecter la scène punk et la Neue Deutsche Welle (new wave allemande) avec l'art. La confrontation fut cependant violente
et Kippi dut reprendre ses billes.



à gauche : article de presse relatant la bataille rangée entre autonomes de Kreutzberg et clients du S.O.36, provoquée par l'imposition d'un droit d'entrée au club et l'augmentation du prix des bières.
à droite : Martin Kippenberger, après son "dialogue avec la jeunesse"
. (archives 4taxis)

"En 1978, Martin Kippenberger, le gérant du S.O.36, entra dans un fatal mais aujourd'hui légendaire dialogue avec la  jeunesse d'alors. Quand il augmenta le prix du ticket d'entrée et des boissons, il eut à affronter "Jenny the rat", une rencontre durant laquelle elle lui démolit le visage (Jenny était une adolescente punk affublée d'un rat blanc teinté en rose). Il photographia sa tête bandée et intitula l'œuvre : Dialog mit der jugend. Il partit ensuite à Paris où l'art ne percutait pas aussi lourdement. Kippenberger avait mené le premier dialogue entre l'art et le punk, Jenny n'étant que de trois ans sa cadette." Wolfgang Müller, Chaotic Holidays, in Punk - No one is innocent / Kunsthalle Wien, 2008.


Un peu plus en amont du lieu du vernissage, au number One de ce même quai Lalande, au Pétrolier, on allume les projecteurs et alors Heidi troque la peau de mouton contre la veste de cuir et les bouclettes pour la mêche péroxydée, Heidi se trouve une nouvelle famille parmi les artistes, les anars, les punks, les autonomes, les activistes, les squatters de Kreutzberg, Heidi walks on the west, wild side of Berlin, hi hi. Au risque, en allant au pays temporaire de Martin Kippenberger, de se faire marcher sur les pieds au rythme d'un pogo robotique. Ce pays, c'est le S.O.36, au 190 d'Oranienstrasse, au milieu d'une île nommée Berlin. Notre soirée au Pétrolier est un clin d'oeil au beurre noir à Martin K. pour une évocation des expérimentations musicales et filmiques en Super 8 qui se déroulaient au pied du Mur, dans la ville close d'avant la chute.



Dédicace maousse au S.O.36 sur le Mur, posée sur le manifeste des "Geniale Dillentanten" de Wolfgang Müller de Die Tödliche Doris, publié en 1981 par Merve Verlag,
la plus petite maison d'édition Berlinoise (archives 4taxis)



  
Photos, de gauche à droite : Ilse Ruppert, Peter Gruchot (x 2), Petra Gall



Kippenberger nous livre sa biographie ici :
http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/kippenberger/biography.shtm
(english)

Autres liens (allemand/anglais) :
www.werkstattkino.de
www.vinyl-on-demand.com
www.wolfgangmueller.net

Chaotic Holidays, le texte intégral de Wolfgang Müller, extrait de Punk. No one is innocent : art - style - revolt. Kunsthalle Wien, Verlag der kunst, Nürnberg 2008 :
www.martin-schmitz-verlag.de/Wolfgang_Mueller/Texts.html


A suivre_


Merci pour le prétexte au Frac Aquitaine, à la région Aquitaine et au Land du Hesse, qui ne nous ont pas sonné et qui ne sont nullement nos sponsors (Independant Project Illimited).
Merci pour la réalisation de la soirée : Freakdead et Le Pétrolier, Werkstattkino, Monitorpop, Stéphane, Carole, Mélanie, et tous les amis.
Merci pour les archives fabuleuses : 4taxis
(Michel Aphesbero & Danielle Colomine)


Par bg
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Samedi 14 mars 2009
                                                                                         affiche  A3 distribuée durant la soirée. conception graphique : Nicolas Maigret



YOU'VE GOT A LIGHT * ?


Samedi 21 mars 2009
de 20H00 à 21H57





Hangar G2 Bassin à flot n°1 - Quai Armand Lalande - 33300 Bordeaux
Tram B direction claveau : arrêt bassins à flot
tél. : 05 56 24 71 36
www.frac-aquitaine.net


Entrée libre



* (munissez-vous d'une lampe de poche !)
Pour cette soirée proposée dans le cadre de l'exposition DEAD AIR, l'espace du Frac est laissé dans l'obscurité complète à partir de 20H précises, hormis la lumière émanant des sources de projection et la réverbération même des films projetés. Les visiteurs sont donc invités à se prémunir d'une lampe de poche ou autre source de lumière électrique (téléphone portable, lanterne, frontal...) afin d'explorer l'exposition à leur guise et la découvrir "sous un nouvel éclairage".

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"Le zen nous dit que si une chose est ennuyeuse au bout de deux minutes, essayez encore pendant quatre. Si c'est toujours ennuyeux, essayez pendant huit, seize, trente-deux et ainsi de suite. Eventuellement, on découvrira que ça n'est pas ennuyeux du tout mais très intéressant."
John Cage, in Silence, Denoël, coll. Lettres Nouvelles, 1970 et 2004.

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ZEN FOR FILM

ZEN FOR FILM, réalisé par le compositeur et pionnier de l'art vidéo Nam June Paik, porte le numéro 1 au sein de l'anthologie des FluxFilms réunis par George Maciunas, consultables par ailleurs sur l'écran du Flux-Matic.
Conçu en 1962, d'une durée initiale variant entre 8 et 30 minutes, le film de l'artiste coréen est constitué d'une simple pellicule 16mm transparente qui se raye et accumule les poussières au cours de chaque nouvelle séance. Il se rattache ainsi au principe d'œuvre indéterminée qui a recourt au hasard, dans la continuité des pièces de John Cage, telles Imaginary Landscape n°4 (1951), Concerto pour piano et orchestre (1957-1958), ou encore 4' 33" (1952).
Le film en soi se soustrait à toute tentative de représentation, à une quelconque volonté de spectacle, et participe à une "expérience concrète", où tous les éléments d'une ontologie cinématographique -  pellicule, faisceau, projecteur - sont réunis dans un processus visible de production.
Ici, l'amorce transparente forme une boucle dans l'espace, captant la poussière ambiante. La piste magnétique - vierge - associée au support filmique, est amplifiée afin de donner à entendre sa détérioration progressive liée aux passages répétés durant la soirée.
Dans cet hommage que nous rendons au FluxFilm n°1, le projecteur 16mm Bolex, modèle S-321 de 1968, noble spécimen de technologie Suisse, dévoile sa mécanique d'horlogerie et ronronne doucement entre les imperturbables Furniture Sculptures du Genevois Armleder.



Photo : Mitchunderground / yobordeaux.canalblog.com

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FLUX-MATIC

36 Fluxfilms sur Scopitone, en libre consultation
Le scopitone, invention française du début des années 60, est à l'origine un juke-box sophistiqué, rétro-projetant des films musicaux à l'aide d'un clavier de sélection, alliant ainsi l'image au son. Cette imposante machine aux antipodes de l'ipod, objet de divertissement révolutionnaire et très populaire en son temps, a néanmoins fini par tomber en désuétude avant de disparaître totalement des bars, cafés et boîtes de nuit, victime du succés de la télévision dans les foyers. Le scopitone, autrefois largement répandu, est aujourd’hui devenu pièce de musée et ne subsiste que grâce à l’intérêt que lui portent les collectionneurs.
Vidé de ses entrailles pelliculaires et remis au goût du jour numérique par le Monoquini Laboratory*, le Scopitone, rebaptisé Flux-Matic pour l'occasion, offre aux visiteurs les 36 touches de son clavier à l'anthologie complète des Films Fluxus, le temps de retrouver une place éphémère dans un FluxBar fantôme.




FluxFilms courtesy Editions Re:Voir

* (Monoquini Laboratory : Franck Bourdères, Bertrand Grimault, Dominique Labeyrie)

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John Cage
ONE 11 WITH 103

(USA / 1992 / transfert DVD / 1H30)



Dernier grand projet de John Cage, ce film "sans sujet" est une "composition solo pour opérateur-caméra 35mm" qui repose sur la programmation de projections lumineuses. Il renoue ainsi, sur le mode de l'épure, avec les expérimentations mixed-media des années 60 (Variations, HPSCHD).
L'espace du plateau de télévision où le tournage a lieu est l'objet d'une série de dix-sept variations  en reflet à la composition musicale 103. Chaque séquence se compose de plus d'un millier d'opérations du hasard dans lesquelles le plateau ne se manifeste pas, mais où le spectateur est invité à trouver sa propre place. La première de cette pièce fut donnée par l'Orchestre Symphonique de la WDR de Cologne.


Courtesy Mode Records, New York

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Flora Watzal
PARABOL

(Autriche / 1999 / vidéo / 6 min.)



Une "parabole" sur l'expérience de vision (l'attache de l'oeil et du nerf optique est paradoxalement un "point aveugle" : ce point qui nous offre la vue ne peut voir lui-même).
Le centre de l'image est occupé par la coupelle blanche d'antennes paraboliques, présence muette d'objets urbains familiers que notre regard évacue au quotidien, et qui cependant sont censées faire pénétrer les images du monde entier dans la sphère privée.
Nous regardons le miroir parabolique, structurant l'image et l'environnement en une série de lentes surimpressions, et qui nous regarde en retour.


Courtesy Sixpackfilm, Vienne

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Katie Paterson
LANGJÖKULL, SNÆFELLSJÖKULL, SOLHEIMAJÖKULL

(GB / 2007 / triptyque vidéo / 1H57)

   

Durant une résidence de six mois en Islande, la jeune artiste britannique Katie Paterson a effectué des prises de son de trois glaciers subissant les effets du réchauffement climatique, dont les noms donnent son titre à la pièce présentée ce soir. Prélevant de la glace sur chacun des lieux, elle en a fait presser trois disques de format 33 tours, dont la gravure restitue ces enregistrements. Elle a ainsi donné un concert unique pour trois platines, les têtes de lecture jouant l'enregistrement des glaciers, puis au fur et à mesure, le son du support même fondant inexorablement. Ce qui découle de cet événement est une captation vidéo pour trois écrans.

Le triptyque de Katie Paterson est le cœur de la soirée. C'est une clepsydre de glace polaire qui en détermine la durée. Il faut une heure cinquante-sept minutes aux disques pour fondre intégralement. Avec eux, s'éteindront les autres dispositifs.


Vue de la projection du triptyque à même le sol du Frac. Photo © Mélanie Gribinski


www.katiepaterson.org

Courtesy l'artiste et Albion, Londres.

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Yann Leguay
INSTRUMENTAL ' ' ' '

(Belgique / 2009)



Version installation du projet live "Cutter_Off". Un disque vinyle vierge est placé sur une platine. La tête de lecture est remplacée par une lame de cutter, branchée sur micro-contact, qui va user progressivement la surface et créer le son. Il s'agit dans cette installation d'approcher les limites du support, afin de considérer son usure non plus comme une perte d'information mais au contraire comme fabrication de matière sonore.

www.phonotopy.org


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Art of Failure
LAPS

(France / 2008)



LAPS est une installation sonore et visuelle qui utilise Internet comme un espace résonant. Un son est envoyé sur internet, puis revient dans l'installation, pour être renvoyé a nouveau. Ce cycle est reproduit à l'infini. Nourri par les erreurs de transmission, le matériau sonore est remodelé par son trajet dans le réseau. Ce flux sonore diffusé au sein de l’installation se complexifie progressivement et cristallise à chaque instant l’activité d'une partie du web. Cette "vie" du réseau est parallèlement transcrite dans l'installation sous la forme d’un paysage lumineux imaginaire.

http://artoffailure.free.fr/


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Katie Paterson
Earth-Moon-Earth (4'33")

Quatre minutes et trente-trois secondes de silence ont été envoyées par signal radio de la Terre à la Lune, depuis Nakano-Ken au Japon. Ayant parcouru plus d' un million trois-cent mille kilomètres, le signal a été réfléchi par la Lune et est retourné sur Terre deux secondes et demie plus tard. Une correspondance par email et la copie d'un reçu de transmission, en un haïku crypté, témoignent de ce clin-d'œil nocturne à John Cage.



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Une soirée allumée par Monoquini
Pas vu à la télé et pas prêt d'y passer
Programmation : Bertrand Grimault & Nicolas Maigret


YOU'VE GOT A LIGHT ? n'aurait pu avoir lieu sans l'intérêt et l'implication des artistes et de l'équipe du Frac Aquitaine. Merci également à Dominique Labeyrie & Franck Bourdères (Monoquini Lab) et aux personnes qui nous soutiennent et qui se reconnaitront. Soirée réalisée avec le concours technique du CAPC Musée d'art contemporain de Bordeaux.





Par bg
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  • : arts visuels et sonores cinéma expérimental Culture
  • : association pour la diffusion des arts sonores & visuels : cinéma expérimental / films d’artistes / création vidéo / underground movies / computer art & mixed media / massages rétiniens & auditifs / défrisage de neurones / séances du troisième type .........................................................................
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