Archive cinéma 2008-09 / IAO (1)

Vous trouverez sur cette page les archives de la programmation Monoquini dans le cadre de l'exposition IAO au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux
- Festival ((( ∞ )))
- Parallel Media (installation vidéo de barbara Doser & Hofstetter Kurt)
- Pierre Clémenti, cinéaste (installation en triptyque de films inédits)
- Archives audivisuelles (Patrick Prado, Michel Jakar, Ame Son, Lionel Fox Magal...)
- Archives télévisuelles de l'Ina



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I∆O

Explorations psychédéliques en France, 1968 - ∞

CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux

28 novembre 2008 – 8 mars 2009


I∆O, entre installation, scène et sculpture, est une tentative d'exposition de l'expérience psychédélique.
À partir d'une exploration inédite de la constellation d'artistes actifs en France à partir de la fin des années 1960, une équipe curatoriale pluridisciplinaire, en collaboration avec l'artiste Lili Reynaud Dewar, mêle à un corpus exceptionnel d'archives, d'objets et d'œuvres un programme foisonnant croisant films, concerts, rencontres et projets spécifiques d'artistes.

Aujourd’hui, une nouvelle génération d’artistes puise aux sources du psychédélisme historique pour amener ce que l’on a pu appeler troisième révolution psychédélique – la deuxième étant l’émergence de la culture électronique à la fin des années 1980.
I∆O constitue dès lors le premier éclairage jamais porté sur le psychédélisme entendu depuis le contexte français et ses nombreuses ramifications internationales. Se fondant sur la notion d'expérience, I∆O propose la traversée, trois mois durant, du psychédélisme d'hier et d'aujourd'hui.

Un festival de trois jours, rassemblant près de trente formations musicales et associant projections, lectures et conférences a inauguré la manifestation les 28, 29 et 30 novembre 2008 dans la spectaculaire nef du CAPC.

Curators : Yann Chateigné, CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux
Axelle & Tiphanie Blanc, critiques et curators
Installation : Lili Reynaud Dewar, artiste
Programmation musicale : Maxime Guitton, ali_fib gigs
Programmation audiovisuelle / cinéma & vidéo : Bertrand Grimault / association Monoquini
Identité visuelle : Laurent Fétis

www.radiognomevisible.blogspot.com
www.myspace.com/iaofestival
http://www.myspace.com/alifibgigs

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1/ LE FESTIVAL

En partenariat avec novart Bordeaux
Programmation musicale : ali_fib
Programmation film : monoquini
Organisation : Corner

((( (( (∞) )) )))
Psychedel-yah Festival
28, 29, 30 novembre 2008

information sur la programmation cinéma du festival ci-dessous

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VENDREDI 28 NOVEMBRE

Concerts : Turzi (Fr) + Tim Blake (GB), Principles Of Geometry (Fr), Pilooski (Fr), Psychic Ills (USA), Endless Boogie (USA), Expo '70 (USA), Feedback 66 (Fr).
Projections: François Decourbe + Doris Rützel, (ex-Open Light, Fr), Monoquini (Fr)
Films : Serge Bard, Robert Frerck, Jeffrey Scher, John Smith, James Whitney

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SAMEDI 29 NOVEMBRE

Concerts : Spectrum - Sonic Boom (UK), The Telescopes (UK), D*I*R*T*Y Sound System (Fr), The Skaters (USA), Stellar OM Source (NL), Arp (USA), Heatsick (Ger), Sylvester Anfang II (Be), Black Liquid Death (Fr). 
Performances : New Crium Delirium Coyote Circus (Fr)
Films : Ron Rice, Paul Sharits

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DIMANCHE 30 NOVEMBRE

Concerts : Ame Son (Fr), Reines d'Angleterre (Ghédalia Tazartès + él-g + jo) (Fr), Gavin Russom (Ger) + Monoquini (Fr), Steve Gunn (USA), Ben Russell + Joe Grimm (USA), The Family Elan (UK), Ruralfaune Collective (Fr). 
Films : Maurice Lemaître, carte blanche à Ben Russell (USA)

3 jours de Light shows par Doris Rutzel (Gong, Steve Hillage), François Decourbe (Open Light, Gong), Robert Chouraqui (Androïde Light Show), Erik Patrix (Crium Delirium), Patrice Warrener (Open Light) + séances d'écoute + restauration sur place.

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PROGRAMMATION CINÉMA
Notes sur les films présentés


VENDREDI 28 NOVEMBRE
18H / Inauguration :

FUN AND GAMES FOR EVERYONE
Serge Bard
(France / 1968 / 35mm / n&b / 50')
Musique de Barney Wilen et Sunny Murray.
Filmé lors du vernissage d'une exposition d'Olivier Mosset à la Galerie Rive Droite en 1968.

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Olivier Mosset et Caroline de Bendern dans FUN & GAMES FOR EVERYONE

"La violence au cinéma ne peut être que la restitution du désert intégral qui fonde le rapport irréconciliable du spectateur à l'écran. Le champ mental de ce rapport n'a de sens et de force que dans un mouvement d'escalade fissurante. Ici, la mise en scène doit être mise en salle. Le champ de la définition de cette violence doit être la différence. Il faut couper tous les ponts, renverser le saisissement identificatif et un saisissement agressif, qui doit faire de chaque film un point d'interrogation dont la pensée du spectateur sera, selon les cas, la seule réponse, ou absence de réponse. En somme, cela signifie simplement la guerre."

Serge Bard, Manifeste pour un cinéma violent, paru dans le n° 7 d'Opus International (Juin 1968)


suivi de

OM
John Smith
(GB / 1986 / 16mm / 4')
L'habit ne fait pas le moine...

NEBULA II
Robert Frerck
(USA / 1969 / 16mm transféré en vidéo / 5' 20)
Film inédit en France.  Restauration numérique réalisée avec le concours de l'association Monoquini.

"On aurait pu penser que, après Jordan Belson, il était impossible de réaliser avec succès un film consacré au thème du mandala : NEBULA II dissipe rapidement cette impression. Au fur et à mesure que les motifs circulaires se font plus complexes et se transforment sans cesse sur un rythme de plus en plus rapide, le mitraillage incessant auquel sont soumis nos sens au moyen de clignotements lumineux, de transformations visuelles, de pulsations colorées et de mouvements de plongée obtenus par effet de zoom, finit par atteindre une puissance à la fois hypnotique et irrésistible dans sa beauté et sa mystique révélatrice."

Amos Vogel, in "Le cinéma, art subversif", Buchet-Chastel, 1977.


"NEBULA II fut produit alors que j'étudiais à l'ITT (Illinois Institute of Technology) à Chicago entre 1967 et 1969. C'était le second film d'une trilogie animée inaugurée par NEBULA I et conclue par PHAETON. J'ai également produit un certain nombre de documentaires à cette époque. NEBULA II est resté mon film le plus connu.
En 1969-70, il fut programmé dans le cadre d'une série télé intitulée "The New Communicators" présentée par Peter Fonda et consacrée au cinéma expérimental et underground. NEBULA II fut non seulement diffusé en tant que film mais choisi comme visuel pour annoncer la série. Le film eut alors un certain retentissement en festivals, et fut salué dans la presse.
NEBULA I, NEBULA II et PHAETON ont tous trois été réalisés artisanalement avec une caméra 16mm Bolex munie d'un zoom Angénieux. Les effets spéciaux ont été obtenus en filmant individuellement chacune des images avec des temps d'exposition multiples, en jouant avec le zoom pour créer des trainées de lumière en mouvement. Il y eut jusqu'à douze expositions successives par photogramme. Nul ordinateur dans ce processus, tout fut réalisé à la main avant que des logiciels ne permettent de créer des effets similaires.
NEBULA II est contemporain de "2001, l'Odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick qui parvint à un résultat équivalent pour sa célèbre séquence de "big bang", avec les moyens d'une grosse production."

Robert Frerck, octobre 2008


YANTRA
James Whitney
(USA / 1950-57 / 16mm / 8')

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Un «yantra» est un outil - de la grande machine cosmique à une petite roue de prière - qui favorise la méditation et les visions intérieures qui conduisent à la réalisation du «Moi» universel.
Ce classique du cinéma expérimental, fruit d’un travail de sept années effectué à la tireuse optique à partir de simples cartons percés à l’épingle, est l’interprétation d’un univers en gestation, explosant en une myriade de points et de couleurs sur l’écran devenu vase alchimique.


BANG BANG
Jeffrey Scher
(USA /  1998 / 16 mm / n&b / 4')
Une expérience percutante sur la symétrie bilatérale à la recherche d'effets optiques rétiniens colorés.


EXPO'70 + MONOQUINI (création visuelle / multiprojections 16mm)
http://www.myspace.com/expo70



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SAMEDI 29 NOVEMBRE
CHUMLUM
Ron Rice
(USA / 1964 / 16 mm / 26')
Avec Jack Smith, Beverly Grant, Mario Montez, Joel Markman, Frances Francine, Guy Henson, Barry Titus, Zelda Nelson, Gerard Malanga. Musique par Angus McLise. Prise de son : Tony Conrad.

Ron Rice est une figure fugace et mythique du cinéma underground New Yorkais.
CHUMLUM est le quatrième et dernier film qu'il a achevé, l'année même de sa mort dans un hospice d'Acapulco, à l'âge de 29 ans. Contemporain du FLAMING CREATURES de Jack Smith, il en a le caractère de "lent rituel, en une série fluctuante de scènes sans organisation narrative", "quelque chose comme un long fantasme à la Burroughs, l'évocation d'une après-midi qui n'a jamais de fin, où des personnages qui fument, filmés par une caméra qui ne connait plus haut ni bas, pris dans des surimpressions qui effacent toute rupture entre les plans, semblent flotter comme les étoffes innombrables qui les entourent".(Dominique Noguez).
Une perle rare du cinéma pré-psychédélique dont le titre est emprunté à l'étrange instrument à cordes dont joue Angus McLise (proche de La Monte Young, Tony Conrad et John Cale, futur 1er batteur du Velvet Underground).


Une courte biographie, ainsi qu'une évocation saisissante de la personnalité de Ron Rice peuvent être consultées (en anglais) ici :
http://people.wcsu.edu/mccarneyh/fva/r/RRice_bio.html


RAZOR BLADES
Paul Sharits
(USA / 1965-68 / double projection 16 mm / 25')


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Produit en association avec l'American Film Institute.
« Dans Razor Blades,Paul Sharits met consciemment au défi nos yeux, nos oreilles et notre pensée, de résister à un déluge de stimuli très puissants et souvent contradictoires. Dans une juxtaposition et une fusion appliquées de ces éléments, qui apparaissent la plupart du temps simultanément, aux différentes parties de notre être, nous nous sentons, à plusieurs reprises, hypnotisés et ré-éduqués par une force puissante et mystérieuse.
Razor Blades suit la tradition de ces films stroboscopiques qui affectent physiquement nos yeux, ce qui provoque un transfert de lumière presque hypnotique qui prend sa source à l'écran de notre pensée. Cependant, Sharits explore des sensations aussi bien physiques que psychologiques. Il semble vouloir aller à l'encontre du grain de notre perceptions et de nos affects, et nous sommes obligés, soit de nous détourner du flux d'images, soit d'y plonger entièrement dans un geste de total abandon. Si nous y arrivons, nous trouvons le film profondément satisfaisant ; il est en effet conçu pour faire tomber nos résistances, afin de travailler ensuite au plan du subconscient, et nous initier à un nouveau degré de conscience. En opposant les yeux et les oreilles à la pensée, Razor Blades (Lames de Rasoir) "coupe" profondément, dans nos corps psychiques et viscéraux ; cette œuvre est un signe avant-coureur de ce que les films un jour pourront devenir - des environnements visuels, auditifs et psychologiques totalement programmés. » David Beinstock, Whitney Museum.

(source texte + image : www.lightcone.org)


DIMANCHE 30 NOVEMBRE
GAVIN RUSSOM / MONOQUINI / MAURICE LEMAITRE

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images extraites de la captation vidéo réalisée par Cédric & Guillaume Eymenier lors de la performance.

                                              

LE RÊVE DE LA VAMPIRE NUE / THE NAKED VAMPIRE'S DREAM
(35/40 minutes)

Musique : Gavin Russom
Film : "Positif-Négatif, notre film" de Maurice Lemaître (1970)
Double projection 16mm / manipulations en direct : Bertrand Grimault / Monoquini


En 1970, le cinéaste Jean Rollin réalise son deuxième film, "La vampire nue", après "Le viol du vampire", qui fut un des rares films à sortir sur les écrans parisiens en Mai 68. Ce petit maître du cinéma fantastique fauché y instaure dès le titre le style et les thématiques qui resteront sa marque de fabrique tout au long d'une carrière qui se perpétue jusqu'à aujourd'hui : vampirisme bien sûr, érotisme diffus, théâtralité gothique, onirisme kitsch, rythme atone et dérive narrative...

En voici le synopsis :
"Pierre découvre que son père, Georges Radamante, mène des expériences sur une jeune femme vampire dans le but de découvrir le secret de l’immortalité. Il s’en éprend et rejoint la secte des ses adorateurs."
Il s'avèrera que ces adorateurs ne sont autres que des mutants en provenance d'une dimension parallèle...

Georges Radamante est interprété par le lettriste Maurice Lemaître.
Poète, peintre, sculpteur, auteur polymorphe proche d'Isidore Isou, Lemaître se consacre totalement au lettrisme depuis 1949. Il est notamment l'initiateur du syncinéma, qui subvertit la traditionnelle projection cinématographique en appelant le spectateur à sortir de son rôle passif, préfigurant ainsi, dès 1950, le happening et la performance.
Dans la continuité de sa pratique de réappropriation et de détournement, Lemaître récupère des chutes du film de Jean Rollin à l'issue du tournage et se contente de les coller bout à bout, brisant définitivement un récit déjà fort erratique. Il en projette le résultat à quelques participants du tournage et enregistre leurs commentaires qui constituent dès lors la bande son du film signé Lemaître, "Positif-Négatif, notre film".

Répondant à l'invitation du cinéaste, qui demande en préambule "à tout spectacteur capable d'entrer dans le son du film d'une manière novatrice, de ne pas hésiter à se lever et à commenter à haute voix des images qui, après tout, ne sont là que comme support à votre propre imagination", deux amateurs avertis se sont à leur tour emparés de ces images de rêve éveillé pour une nouvelle traversée du miroir :
en une improvisation d'environ 35 minutes, Gavin Russom interprète à la guitare électrique et au synthétiseur analogique les images des deux bobines 16mm du film de Maurice Lemaître, projetées simultanément et manipulées en direct par Bertrand Grimault.



"Dans ma revue "Lettrisme" n°9, de mai 1970, je me proposais de réaliser un film ciselant, déconstruit comme on dit aujourd'hui, avec les chutes du film "La vampire nue" de mon ami Jean Rollin dans lequel j'ai tourné comme comédien. Un bout-à-bout de ces chutes serait réalisé sans montage, ajoutais-je, et présenté en projection privée à tous les participants du tournage, auxquels on demandera de faire des commentaires ou d'évoquer des souvenirs, paroles ou exclamations qui seront enregistrés lors de cette projection. Cet enregistrement, concluais-je alors, constituera le son du film, dont l'image sera le bout-à-bout non monté.
C'est ce film que vous allez voir maintenant, accompagné de l'enregistrement de la séance, effectivement réalisée depuis lors à la Cinémathèque Française le dimanche 14 octobre 1973, au cours de laquelle j'ai projeté pour la première fois devant certains participants, techniciens, comédiens, etc, du film "La vampire nue", le bout-à-bout des chutes positives récupérées dans la cave de mon ami Rollin.
Toutefois l'image que vous verrez ici n'est pas tout à fait l'image projetée alors, car cette copie-là a été perdue après un passage à la Cinémathèque Française et j'ai été obligé de recommencer l'opération du bout-à-bout hasardeux, mais cette fois avec des chutes négatives de l'œuvre de mon camarade, seules traces qui restaient du tournage, non utilisées par lui dans son film.
Ainsi, ce n'est pas seulement à un reflet second de notre aventure commune que vous êtes conviés à assister aujourd'hui, mais à un reflet de troisième, voire quatrième génération. La représentation de POSITIF-NÉGATIF devrait se dérouler en plus selon une certaine mise en scène : dans la salle, il faudrait installer un autre appareil de projection avec un écran portatif sur lequel on montrerait les deux extraits de petit format qu'un maison de films familiaux, Film Office, a tiré de "La vampire nue" sous les titres de "Le club des suicidés" et "Le chateau des immortels". Le traitement subi par le montage original de mon ami dans ces deux condensés m'apparait d'ailleurs encore être une autre variation de notre entreprise. Enfin, étant donné la faiblesse des interventions des participants du 14 octobre 1973, c'est-à-dire Richard Tchilibidès, assistant, Jean Rollin, réalisateur, Paul Bisciglia, comédien, et moi-même, comédien, je me réserve d'intervenir à nouveau lors des séances chaque fois que j'y assisterai.
Et je demande à tout spectacteur capable d'entrer dans le son du film d'une manière novatrice, de ne pas hésiter à se lever et à commenter à haute voix les images qui, après tout, ne sont là que comme support à votre propre imagination."

Maurice Lemaître, en préambule à POSITIF-NÉGATIF, NOTRE FILM.



"Gavin Russom met en musique le film La Vampire Nue de Jean Rollin, revu et corrigé par le lettriste Maurice Lemaître, alternant entre un raga de guitare lancinante et des oscillations électroniques. Pour le coup, l'osmose images-sons prend tout son sens, entremêlant perversion kitsch, déconstruction expérimentale et pure extase poétique."  
Julien Bécourt / Mouvement, décembre 2008.
http://www.mouvement.net/site.php?rub=2&id=9fb545055061e89e

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Carte Blanche au cinéaste BEN RUSSELL (Chicago)

SF Trips Festival, An Opening / Ben Van Meter (USA / 1968 / 16mm / 9')
Saint Flournoy Lobos-Logos and the Eastern Europe Fetus Taxing Japan Brides in West Coast Places Sucking Alabama Air / Will Hindle (USA / 1970 / 16mm / 12')
Whispering Pines 8 / Shana Moulton (USA / 2006 / vidéo / 7'30)
How To Escape From Stress Boxes / Paper Rad (USA / 2006 / video / 4')

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Feeling Free with 3D Magic Eye Poster Remix / Shana Moulton (USA / 2004 / vidéo / 8')
Melter 2 / Takeshi Murata (USA / 2003 / vidéo / 4')
Light Is Waiting / Michael Robinson (USA / 2007 / vidéo / 11')
http://poisonberries.net/light.html

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* * *
Black and White Trypps Number Four / Ben Russell (USA / 2008 / 16mm / 11')
Black and White Trypps Number Three / Ben Russell (USA / 2007 / 16mm / 12')

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"(...) some of the festival's most challenging offerings came from filmmaker Ben Russell. Black and White Trypps #3 scrambles Richard Pryor's head better than the acid he took ever did, and Black and White Trypps #4 zooms in on punters at a Lightning Bolt gig in Providence RI, framing the ecstatic expressions of the sweaty youngsters in dimly lit slowmotion (a reminder perhaps that kids are still turning on, tuning in and dropping out to music today – just that the music's moved on a bit). Music to accompany the latter film was by Joe Grimm, who subsequently took to the stage himself, where he stood twiddling knobs on a strange Medusa's head contraption with wires twisting upward into the light of Russell's projector. At the end of each wire was a photoelectric cell which responded to the intensity of the light beamed on it, allowing Russell, manning the projectors, to modify the parameters of Grimm's noisy drones by simply blocking out the light with his hand. A similar device onstage allowed the music to influence the intensity of the projectors themselves, creating a wonderfully paranoid you-fuck-with-me-and-I'll-fuck-with-you working relationship. The performance was tough, uncompromising and not always pretty, but it made a welcome change to experience sound and image actually working together for once – ha! how quaint and old hat, you say, but it worked. One of the festival highlights for sure."
Dan Warburton
Sa chronique complète consacrée au festival :
http://www.paristransatlantic.com/magazine/monthly2008/12dec_text.html#4


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La programmation cinéma de l'association Monoquini pour ((( (( (∞) )) ))) est rendue possible grâce à la contribution des personnes et structures suivantes :
Robert Frerck, Jerry Philip et Jeff Lowenthal
/ Odyssey Productions (Chicago); Maurice Lemaître; Ben Russell; Light Cone (Paris); Cinédoc (Paris); Jackie Raynal; Pip Chodorov et les Editions Re:Voir (Paris); Canyon Cinema (San Francisco); les équipes techniques du CAPC.



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2 / L'EXPOSITION (projections en continu)

breathing life into my bosom
         PARALLEL MEDIA – Barbara Doser and Hofstetter Kurt
         Vidéo de 6 minutes en boucle
         2008

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Au cours des années 60, alors que les artistes s'approprient la technologie émergente de la vidéo et intègrent les outils de communication pour initier de nouvelles formes d'expérimentation, Skip Sweeney est le premier à développer le principe du larsen vidéo (video feedback). Une caméra vidéo, tournée vers l'écran du moniteur auquel elle est connectée, filme la lumière de l'écran et la renvoie au moniteur simultanément. L'écho vidéo, par emboitement successif,  constitue la perspective d'un tunnel qui finit par se concentrer en un point au centre de l'image. Barbara Doser explore les possibilités de ce procédé depuis 1995. Avec "Breathing life into my bosom" présenté pour la première fois sous forme d'une installation dans le hall d'entrée du CAPC, l'artiste autrichienne renoue avec les paradoxes visuels et les phénomènes optiques propres au cinéma psychédélique non figuratif des années 60. C'est-à-dire en propulsant (ou en aspirant) le spectateur au-delà d'une expérience purement rétinienne, qui ouvre un espace mental insoupçonné, un nouveau champ perceptuel à la fois hypnotique et dynamique. La composition sonore de Hofstetter Kurt qui se fond dans la pulsation lumineuse repose sur le principe temporel du ruban de Moebius : la fin d'une piste son est le début de l'autre, les deux pistes sont en mirroir, identiques quel que soit le sens de lecture.
Le vortex sensoriel qui en résulte ne s'apparente à nulle imagerie psychédélique préconçue, mais nous renvoie davantage à l'apesanteur d'un espace imaginaire. Le feedback vidéo, irradiant, se prolonge dans le regard monumental sous les arches de la nef du CAPC, qui elle aussi, nous regarde.


Barbara Doser (née en 1961 à Innsbruck) travaille dans le champ de la vidéo, de l'installation, de la peinture et de l'édition.                                                                                                                
Hofstetter Kurt (né en 1959 à Linz)  conçoit des aménagements dans l'espace public, réel ou virtuel, est chercheur en mathématiques et éditeur.
Ils vivent et travaillent tous deux à Vienne (Autriche). Ils collaborent sous le nom de PARALLEL MEDIA dont les réalisations ont été présentées dans plus de 40 pays.
www.sunpendulum.at/barbaradoser
www.sunpendulum.at/hofstetterkurt
www.sunpendulum.at/parallelmedia

Lien vers l'installation au CAPC :
http://sunpendulum.at/parallelmedia/breathinglife/capc-01.html



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Pierre Clémenti, cinéaste (films inédits)


 

pic_cl-menti.jpgPierre Clémenti / Photo © Tania

 

 

On connait Pierre Clémenti acteur, icône marginale et charismatique du cinéma de la fin des années 60, rebelle à la gueule d'ange tourmenté qui a laissé son empreinte incandescente sur les films de Bunuel, Pasolini, Visconti,  Bertolucci, Garrel, Marc O', l'artiste intransigeant et farouchement indépendant, emblématique de la contre-culture en France.


On connait moins le cinéaste car ses films, journal intime ininterrompu jusqu'à sa disparition à 57 ans en décembre 1999, sont longtemps restés confidentiels. L'enfant de la balle qui a connu les maisons de redressement et qui, adolescent, rencontra la poésie, puis le théâtre, enfin le cinéma, avait la conviction que l'art procédait de chaque instant vécu. Ce viatique rimbaldien a pris chez Clémenti la forme passionnée d'un long poème filmique, fragmenté et sans cesse recomposé dont les rencontres, les amis et les amours - la famille - sont le cœur palpitant. Clémenti l'illuminé (lucide et inspiré) a ainsi réalisé quelques uns des films les plus éclatants de ces années psychédéliques en France.
Visa de Censure X (1967-75, au programme de la séance "Franco-Faunes" le mercredi 25 février 2009 au CAPC) est un manifeste du genre.


 

VISA-4---T-Aumont-Garrel-1.jpgPhilippe Garrel et Tina Aumont, Visa de censure n°X


IAO présente pour la première fois en France des films inédits de Pierre Clémenti, récemment restaurés et numérisés grâce au travail de Balthazar, son fils, Antoine Barraud et Catherine Libert, avec le concours du Festival de Lucca en Italie.


Positano -Bobine 30B01 (1969, 23 minutes) et un montage alternatif, réalisé pour l'occasion, de La deuxième femme - Bobine J (1967-78, 20 minutes) recoupent les vagabondages d'une période intense de création et d'expériences partagées avec Philippe Garrel, Nico, Frédéric Pardo, Tina Aumont, Jean-Pierre Kalfon, Bulle Ogier, Marc O' , Viva et beaucoup d'autres.
Ces deux films encadrent La révolution n'est qu'un début : continuons le combat *(1968, 23 minutes), véritable hymne à la liberté qui capte les événements de Mai 68. Ce dernier, oublié dans une cave pendant plusieurs décennies, a été récemment redécouvert et confié par le peintre Frédéric Pardo, peu avant son décés, à l'historienne du cinéma Sally Shafto.


L'ensemble, réunifié, constitue un triptyque présenté en continu au sein de l'exposition,  tel une "cène" psychédélique.

 

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Trois vues du "triptyque Clémenti" dans la nef du CAPC. Photos © Mélanie Gribinski

 


* Disponible en DVD, "Pierre Clémenti, cinéaste", éditions Choses Vues (2006)

www.choses-vues.com

  Films de Pierre Clémenti courtesy Balthazar Clémenti


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3 / ARCHIVES AUDIOVISUELLES

Salon du CAPC


Une sélection de films proposée par l'association Monoquini dans le cadre de l'exposition IAO, en libre consultation sur postes individuels dans le Salon du CAPC jusqu'au dimanche 8 mars.
Émissions de télévision, journaux filmés, documents bruts de décoffrage : ces films rares viennent compléter les archives de l'Ina présentées par ailleurs dans le Salon.
Cette présentation publique est rendue possible grâce à la contribution des auteurs eux-mêmes.
Un grand Merci à Patrick Prado, Lionel "Fox" Magal,  Marc Blanc, Michel Jakar, Voiceprint et feu Bizot...

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FILMS EN CONSULTATION
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AME SON

1/ Les Primitives
(source et auteur non identifiés / sans date / 1 min 33)

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Influencés par les Rolling Stones, les Primitives était le premier groupe formé par Marc Blanc en 1967.
Dans ce document, manifestement télévisuel, deux gommeux, "promoteurs d'orchestres dits mondains", organisateurs de rallyes dansants pour les jeunes gens de la haute société, s'expriment face à la caméra. En contrepoint, le chanteur des Primitives ironise sur la participation du groupe à des "soirées habillées", alors que ces musiciens aux cheveux longs se ressentent en marge.


2/ L'écran musical
Émission  du 12 décembre 1969
Produit par Serge Kaufmann
Réalisation : Guy Demay
(8 min 35)

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 "L'écran musical", diffusé sur la 1ère chaîne du temps de l'O.R.T.F., était une émission de télévision consacrée à la musique contemporaine dans son expression la plus large. Elle consacre un portrait à Ame Son, un des groupes français les plus originaux d'alors, brassant les influences du jazz, de la musique contemporaine et du rock psychédélique.
Marc Blanc et Patrick Fontaine ont participé à Banana Moon, prémice du Gong formé par Daevid Allen, avant de constituer Ame Son avec François Garrel (flûte) et Bernard Laviable (guitare), se produisant notamment au festival pop d'Amougies.
Ame Son est en partie filmé en studio pendant l'enregistrement de leur disque "Catalyse", paru en 1970 sur le label Byg / Actuel après la dissolution du groupe.
 "Je pense qu'il y a un chaos total en ce moment dans toute la société, et que les gens cherchent des moments de lucidité, des moments de prise de conscience, et des moments d'amour aussi, de réunion collective qu'il n'y a pas même sur les lieux de grève où ça reste du domaine du politique, de la dialectique, mais où il n'y a pas de réelle communion émotionnelle", dit l'un des musiciens au cours de l'entretien.


3/ POP' MUSIC : Le groupe AME SON
Réalisation : Éliane Camus et Jean-Noël Roy
(non daté / 5 min)

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Probablement réalisé pour la télévision, un clip bucolique réalisé dans le parc d'un château, le groupe interprétant un titre en plein air, sous les cerisiers.

www.ameson.net

Avec l'aimable autorisation de Marc Blanc.

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Ô SIDARTA
Michel Jakar

(1974 / 35mm transféré en vidéo / 10 min 35)
Musique originale : Alain Pierre
Production : Pierre Films (Bruxelles) / Reggane Films (Paris)

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D’après les dessins de Philippe Druillet, collaborateur de Nicolas Devil sur "Saga de Xam", co-fondateur de la revue Métal Hurlant, auteur de "Vuzz", "La Nuit", "Lone Sloane", "Gail"...
Le film se présente comme un poème cinématographique, un voyage à bord du vaisseau spatial Ô Sidarta, évocation de l'univers barbare et violemment psychédélique du célèbre dessinateur.

En compétition officielle au XXVII° Festival International du film de Cannes en 1974;
FILMEX, Los Angeles 1977.

Un extrait du film sur le site de Michel Jakar :
http://www.micheljakar.com/

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UN SECRET BIEN GARDÉ
Patrick Prado

(France / 1972-2008 / Super 8 et DVcam /  38 minutes)

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"C'était la fin des paysans ; ils étaient partis du village et nous, nous arrivions chez eux. Ils ne sont jamais revenus ; nous nous sommes installés à leur place. Une population est remplacée par une autre, un sauve qui peut général, un village siphonné. Le village s’appelle Névédic, en Bretagne.
Nous allions vers des temps nouveaux, que nous refusions obstinément. Le joli mai 68 était passé par là. Par quoi allions-nous remplacer la vie paysanne qui disparaissait peu à peu ? Nous n’en avions aucune idée pendant que s’élevaient partout les accents accablants et menaçants de la modernité.
Que venions-nous donc faire ici, sinon tenter une utopie comme on en tente une à chaque génération. Tout devait devenir le grand jeu dont nous réglerions nous-mêmes le tempo. Nous n’étions pas vraiment sortis de l’enfance, et nous croyions pouvoir nous rendre maîtres de notre temps et de notre propre vie.
Plus que le droit au travail et le droit à la paresse, c’est le droit au temps qui nous paraissait le plus important. De fait, nous tournions en rond dans la nuit et nous nous consumions par le feu.
Au fond, nous voulions juste sauver notre peau." (Patrick Prado)

Remonter un village comme on remonte un film : tel est le projet de ce film aux accents debordiens, un pied dans la paille, l'autre dans l'électronique. Car Patrick Prado, pionnier de l'art vidéo en France avec le collectif Grand Canal au début des années 80 (http://grandcanal.free.fr), ne revendique pas tant un retour à la terre qu'un désir de (se) réinventer, à l'époque où l'oubli était la passion dominante de ces urbains revenus d'une révolte sans lendemain.
Une modernité sans progrès, un souffle libertaire, c'est cette utopie réalisée durant quelques années dans les ruines redressées d'un hameau breton.

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LE COW-BOY ET L'INDIEN
Alain Fleischer

(France / 1995 / Super 16mm /  52 minutes)

Jean-Jacques Lebel a créé les premiers "happenings" en Europe, simultanément à ceux des artistes américains. Ces événements collectifs, souvent improvisés, étaient en résonance avec les mouvements politiques et sociaux qui préfiguraient la révolte de mai 68.
Le film trace le portrait de l'artiste, lui empruntant parfois son langage et ses figures de styles favorites.

Production / Diffusion : Les Films d'ici

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CRIUM DÉLIRIUM
Michel Bastian & Lionel "Fox" Magal

(France / 1973 / 16mm transféré en vidéo / 3 minutes)

Super 8 de Michel Bastian / Spont'act réalisé durant une manifestation anti-nucléaire
Avec la participation d'Albert et la Fanfare Polyercétique.
Signalétique aérienne de Rita Calfoul
Musique de Crium Délirium
("C'est nous les road managers")

Composition + texte : Thierry & Lionel "Fox" Magal

Film © Lionel "Fox" Magal

SUIVI DE

HOGWASH 2
Film communautaire de la Hog Farm Family

(1972 / 16mm transféré en vidéo / 15 minutes)

Sur la route de Katmandou, 1972.
Avec la participation et le commentaire de Wavy Gravy.

La Hog Farm est une communauté née à la fin des années 60 du rassemblement des occupants qui ont investi les cabanes et établi des tentes sur les sommets de la vallée de San Fernando, non loin de Los Angeles.
Wavy Gravy, de son vrai nom Hugh Romney, en est un des instigateurs. Poète, performer-troubadour qui a cotoyé Bob Dylan, John Coltrane, Thelonious Monk ou encore Moondog, il a largement contribué aux frasques lysergiques des Merry Pranksters.
La Hog Farm créait les light shows pour les concerts de Cream, Jimi Hendrix et The Grateful Dead, jusqu'à ce qu'en 1968, ses membres décident de prendre la route.
"La Hog Farm est une famille élargie, une hallucination itinérante, une expérimentation sociologique, une armée de clowns. Nous sommes 50 personnes en voyage permanent, avec six bus scolaires reconvertis, quelques vans et camionnettes, dont une pour notre mascotte, un porcelet nommé Pigase".
Parcourant d'abord les routes des Etats-Unis de New York au Nouveau Mexique, ils franchirent l'Atlantique et s'établirent un temps à Londres. Un financement leur permis d'acquérir un bus puis deux afin de parcourir l'Europe et le Moyen-Orient (France, Allemagne,  Turquie, Iran, Afghanistan, Pakistan, Inde) jusqu'au Népal et Katmandou.
La Hog Farm produisait ses spectacles sur la route. Le voyage dura six années, pour un million de kilomètres.

Film © Lionel "Fox" Magal

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POEM FOR HOPPY / SOFT MACHINE AT UFO CLUB
(1967 / 16mm transféré en vidéo  / 3 minutes 52)

Un film rare en provenance des archives de la Boyle Family, présentant la première formation du groupe Soft Machine (Daevid Allen, Robert Wyatt, Kevin Ayers, Mike Rattledge) lors d'une soirée de soutien à John Hopkins, le 2 juin 1967 à l'UFO CLUB.
John "Hoppy" Hopkins était une personnalité essentielle du "swinging London", fondateur de l'éphémère UFO CLUB où se produisit pour la première fois Pink Floyd, éditeur de l'influente revue underground IT (International Times). Il fut arrêté pour trafic de drogue.

Daevid Allen lit son "poème à Hoppy", accompagné par The Soft Machine, sur un light show de Mark Boyle et Joan Hills.

POEM FOR HOPPY

our fathers who art in power we are speaking to you
fathers in political insane asylums
doctors of the dead body politic
professor of the magick lie
we are speaking to you
presidents potentates police inspectors of the mind
popes of the popular back to front we are speaking to you
O earmongers of the easy speak, yes men of the lips service &
first fiddlers of the upper
hand we rae speaking to you
O shepherds of the people down the avenue of promise to
painted heaven the palace of
phallus just around the corner available soon no puppe
strings attached just over the rainbow on cloud sixty nine
brain traders ! punishment dealers !
manufacturers of eyesight you are blind
commanders of the strongarm & of black leather authority
rejoicing in your torn up armies of the second childhood
we don't wanna know about you in yours supermarkets
of the platitude
WE ARE SICK OF BEING RAIDED FOR ILLEGAL
THOUGHTS & JAILED FOR POSSESSION OF THE
SMOKING FLOWER !
your astronauts are heroes yet you prosecute
explorers of the mind !
old fathers vultures let us prey :
our fathers whose mart is heaven hallowed be thy shrines
thy kingdoms pledged thy boundaries hedged on earth as it is in
seventh heaven
sell us this day our hands and heads lest we
be thy trespassers
lest we forgive not thy trespass against us
& breed us from evil
for crime is the kingdom
the power and the glory
aaaaaggh man !


Document présenté avec l'aimable autorisation de

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LA ROUTE
Jean-François Bizot

(1972 / 16mm transféré en vidéo / 1H20)

Jean-François Bizot (1944-2007), le "Citizen Kane de la presse underground", était une figure incontournable de la contre-culture en France. Reprenant en 1970 le magazine Actuel, alors consacré au Free Jazz, il en fait la première expression de "Free Press" à la française, contribuant à la découverte des cultures alternatives (dont le psychédélisme et le mouvement hippie), accompagnant des mouvements sociaux alors occultés ou réprimés : reconnaissance des homosexuels, anti-racisme, écologie, libération de la femme, droit à l'avortement, libération sexuelle ... Fondateur de Radio Nova en 1981, il est également l'auteur, entre autres, de "Underground, l’histoire" (Denoël, 2001) et "Free Press : la Contre-culture vue par la presse Underground" (Panama, 2006).

Son premier film, réalisé avec le concours des rédacteurs d'Actuel, narre les périgrinations improbables de deux compères, Léon Mercadet et Pierre-Louis Morin, sur les routes de l'Inde, de Ceylan et de Bali...
«Je recherche la spontanéité avec juste un regard. Godard en moins prophétique. Jean Rouch en moins bavard et en moins ethnographique, Easy Rider en plus dense, Hallelujah les collines en moins décousu.», écrivit-il dans Actuel. Rien que ça. Mais au deuxième degré et demi, et d'abord en hommage à ses maîtres.

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4 / ARCHIVES INA

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Salon du CAPC

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L'Institut National de l'Audiovisuel est la première source d'archives audiovisuelle au monde. Il sauvegarde, numérise et communique les archives de la radio et de la télévision française, soit plus de 70 ans de programmes sonores et audiovisuels. Ces 3 millions d’heures conservées représentent une source exceptionnelle d’archives pour la production, la diffusion, l’édition, mais aussi la recherche et l’éducation.
www.ina.fr

L'Ina s'associe à l'exposition IAO en mettant à disposition un corpus d'archives exceptionelles des années 60 et 70 (émissions, reportages, réalisations du GRI/GRM du Service de la Recherche de l'ORTF...) reflétant  l'intérêt  des directeurs de chaînes de télévision d'alors pour l'expérimentation et la rencontre du grand public avec les aspects les plus innovants de la création.
L'Ina nous permet ainsi de découvrir la richesse de son fond en lien avec la scène musicale et artistique contribuant à l'expression du psychédélisme en France.

Un espace de consultation est ouvert au public afin d'accéder librement à près de 3 heures archives, avec des films de Jean-Christophe Averty, Philippe Garrel, Peter Földes, Piotr Kamler, Jean-Noel Roy, Jérôme Laperrousaz... et la participation de Daevid Allen et Gong, Soft Machine, Pierre Henry, Magma, Mandala, Dashiell Hedayat, Nico, Martial Raysse, The Living Theatre, Open Light, Tim Blake...

(programme détaillé ci-dessous)

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Images extraites du JT de 13H du 29/05/1970 © Ina : première gratuite du film "Amougies" de Jérôme Laperrousaz et Jean-Noël Roy dans quatre salles parisiennes. Le film fut rapidement retiré de la distribution par Pink Floyd pour des questions de droits musicaux. Il est resté invisible depuis. A gauche : Didier Malherbe de Gong.


Recherche / sélection des archives : Bertrand Grimault - association Monoquini / Chantal Delmont, Ina Pyrénées
Coordination : Martine Blaquière, Ina Pyrénées

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FILMS EN CONSULTATION
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PORTRAIT ROBOT DU HIPPIE
Dim Dam Dom : émission du 8 octobre 1967
Produit par Daisy de Galard
Musique interprétée par Dead Sea Fruit
Réalisation : Peter Foldes
(8 min)

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© Ina

Qu'est-ce qu'un hippie ? Vu par la lorgnette du petit écran en 1967, il s'agit d'une figure de mode réduite à reproduire des attitudes mécaniques, ce que sous-entend le titre de ce proto-clip ethnologique tourné en studio avec des "modèles".
Le hippie est ici le représentant d'une nouvelle espèce humaine, aux vêtements colorés et unisexe, dont les maquillages et tatouages sont fleuris. Non violence, droit à la paresse, règne du "Flower Power" :
le hippie vit en groupe, méprise l'argent, il aime les fleurs, la musique pop, l'orient et son voisin...
Loin de la contre-culture portée alors par le mouvement hippie, ce document parodique contribue à véhiculer l'image inoffensive d'une jeunesse insouciante et évaporée.
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SOFT MACHINE
Cam
era 3 : émission du 3 octobre 1967
Produit par Philippe Labro / Réalisation : Roger Benamou
(4 min 23)

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© Ina

Le groupe Soft Machine (Kevin Ayers, Robert Wyatt, Mike Rattledge) interprète un titre en studio accompagné par le light show de Mark Boyle.
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HANDA ET LA SOPHISTICATION
Bouton rouge : Emission du 18 juin 1967
Réalisation : Philippe Garrel
(11 min)

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© Ina

 Philippe Garrel, fils du comédien Maurice Garrel, est un cinéaste précoce qui a réalisé son premier film à l'âge de 14 ans. Il n'a que 16 ans quand en 1967, il réalise six sujets courts pour l'ORTF, qu'il a exclu de sa filmographie : "Du côté de chez Donovan" (15 min), "Ronnie et les mots" (7 min), "Les Who enregistrent" (5 min), "Polnareff, Zouzou et les bonbons magiques" (14 min), "Les jeunes et l'argent"
(9 min) et "Handa et la sophistication" (11 min).
Ces sujets sont diffusés dans le cadre de Bouton Rouge, une émission produite par Michel Taittinger et Alain de Sédouy pour la 2ème chaîne. Cette émission mensuelle contribue une année durant (du 16 avril 1967 au 11 mai 1968) à introduire la culture rock à la télé, en propageant les modes de pensée, de comportement et de consommation américains.
Garrel rectifie à sa manière la représentation superficielle d'une jeunesse consumériste et insouciante, en vigueur alors sur le petit écran, en introduisant  le souffle de la bohème contestataire.
"Handa et la sophistication" est le portrait d'une jeune femme, sorte de dandy féminin, modèle de l'héroïne de la célèbre bande dessinée de Nicolas Devil et Jean Rollin, "Saga de Xam". Handa se livre à un monologue hautain et sarcastique face à la caméra. Elle aime ce qui est décadent, compliqué, précieux, ne supporte pas la simplicité et déteste les gens qui regardent la télé...

Merci à Nicole Brenez et son article
1967 : Philippe Garrel, l'œuvre télévisuelle , Trafic n° 68, Hiver 2008

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EVEIL
Film d'animation.
Réalisation : Peter Foldes
Musique originale de Luc Perini
Première télédiffusion : 9 octobre 1967
(23 min)

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gop_00_03_28_04.jpg gop_00_03_56_15.jpg © Ina

"Eveil", c'est en quelque sorte l'histoire de l'humanité transposée à travers l'univers onirique de Peter Foldes.
Dans un monde absurde et sans forme, en continuelle mutation,se réveille une fille nue comme au premier jour. Entraînée dans une folle danse, elle est finalement absorbée par des ordinateurs et reproduite en milliers d'exemplaires vivants et identiques qui rencontrent la guerre, la cruauté, la mort, la brutalité, la vieillesse, l'amour physique, et la futilité.
Cette même femme nue recroquevillée sur elle-même, un petit astronaute en fait la conquête sous les applaudissements de la foule. Mais l'astronaute se métamorphose en un horrible rat polychrome
aux proportions gigantesques, puis en un monstre au corps composé de serpents et d'oiseaux.
La fièvre monte et quand le calme revient, une pomme d'un arbre tombe, et de la pomme sort un petit homme...
Dans ce film Peter Foldes laisse libre cours à son imagination débordante :
déluge d'images, où se mêlent dessins et vues réelles utilisant de multiples procédés d'animation - trucages électroniques, surimpressions, animation image par image, de dessins en perpétuelle métamorphose...
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PIERRE HENRY
Préparation du concert de Pierre Henry à l'Alhambra de Bordeaux
JT Aquitaine du 17 novembre 1967
(59 sec)
Dans le cadre du festival Sigma, le troisième du nom en novembre 1967, Pierre Henry, un des fondateurs avec Pierre Schaeffer de la musique concrète, présente un dispositif original de diffusion sonore. Un ring a été placé au centre du parterre de l'Alhambra (fameuse salle de spectacle bordelaise qui accueillit entre autres le premier concert français de Pink Floyd en 1969; elle a été détruite à la fin des années 80). Pierre Henry et ses assistant y préparent un important matériel constitué de magnétophones à bandes et de consoles de mixage. Pendant la représentation, le public est installé sur des matelas disposés tout autour du ring, alors que les films expérimentaux du cinéaste suisse Thierry Vincens sont projetés sur le plafond de la salle.

Dans le montage original, malheureusement absent de la version présentée ici, le journaliste Jean-Pierre Mongin, au micro, qualifiait Bordeaux  de "ville hippie" (sic).
L'hebdomadaire L'Express avait quant à lui titré "Bordeaux face au théâtre hippie".

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 SIGMA III

JT Nuit : télédiffusion du 20 novembre 1967
The Living Theatre / Sylvano Bussoti / Pierre Henry
(2 min 48)

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© Ina

"Au festival Sigma, véritable vivier pour la contre-culture naissante, des spectateurs choqués par Après la passion selon Sade, un "opéra" de Sylvano Bussoti que créent Cathy Berberian et le Living Theatre, montent sur scène. Le compositeur et ses interprètes sont giflés mais restent impavides. Des défenseurs de Bussoti s'interposent. Echauffourée. "No violence !", supplient Julian Beck et ses compagnons qui préfèrent affronter seuls leurs souffleteurs, pacifiquement. Assis dans la position du lotus, ils se laissent trainer un à un vers les coulisses... d'où ils reviennent au fur et à mesure, pour s'assoir de nouveau, muets, face au public qui les acclame. Les perturbateurs quittent finalement la salle sous les huées.
La représentation peut reprendre. Triomphale."
Jean-Pierre Bouyxou & Pierre Delannoy, in L'aventure hippie, Editions du lézard, 1995

Le présent reportage est complété d'images du concert de Pierre Henry à l'Alhambra, accompagné par la projection de "Giraglia", film de Thierry Vincens

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PORTRAIT ELECTROMACHINCHOSE
Réalisation : Martial Raysse
Première télédiffusion : 1er janvier 1967
(8 min 48)

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© Ina

Martial Raysse, peintre alors affilié aux Nouveaux Réalistes, a expérimenté ici à sa manière les multiples ressources offertes par la technique vidéo naissante : manipulation, déformation de l'image grâce aux trucages électroniques...
Il le commente ainsi : "L'auteur nous explique, à partir d'observations concrètes, sans jamais quitter une perspective distrayante, et tout en offrant le maximum au plaisir des yeux, l'évolution visuelle de sa mémoire à travers les siècles".
Le petit film fantaisiste qu'il a réalisé nous permet donc de faire connaissance, de façon singulière, avec Zouzou, jeune fille qui se dit sans mémoire mais se souvient néanmoins s'être beaucoup amusée...

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MARTIAL RAYSSE
AVANT GARDE : émission du 4 janvier 1968
Produit par André Harris et Alain de Sedouy
Réalisation : Jean-Louis Bertucelli
(Extrait  8 min 15)

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© Ina

Martial Raysse, un des membres du groupe des Nouveaux Réalistes ayant alors émigré à New York , exprime avec causticité dans cet entretien sa vision industrielle de "l'art-étalon", du marché de l'art et des collectionneurs en France. Introduisant le néon et les couleurs fluorescentes, dans la peinture, il affirme qu'il faut utiliser des techniques modernes dans un monde moderne, jusque sur les écrans de télévision.
C'est ainsi qu'on le retrouve en compagnie de Zouzou, dirigeant le tournage vidéo de "Portrait Electromachinchose" dans les studios du Service de la recherche de l'ORTF.

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DAEVID ALLEN
Des goûts et des couleurs
Emission du 3 mars 1968
Réalisation : Jean-Christophe Averty
(1 min 30)

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© Ina

Improvisation bruitiste de haut vol par le fondateur du groupe Gong, à la table-top guitar et aux instruments chirurgicaux, curieusement intitulée "Parodie du chanteur hippie" pour les fins de l'émission.
Il s'agit surtout d'un court moment de totale liberté musicale, qui explose les clichés mous et passifs liés au "gentil hippie".
Le mois de mai approche...
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GONG
Le petit dimanche illustré : émission du 21 avril 1968
Réalisation :  Raoul Sangla et Jacques Ha Van
(7 min)

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© Ina

Daevid Allen  et la première formation de Gong en improvisation à la Vieille Grille, un club de jazz parisien,avec Marie Laforêt en invitée intersidérale.

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THE LIVING THEATRE
Provence Actualités du 25 juillet 1968
(1 min 45)

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© Ina

Scandale au festival d'Avignon, où le Living Theatre tente de présenter sa nouvelle création "Paradise Now".

"Dans le bouillonnement de l'époque, le Living Theatre joue par son singulier charisme collectif, un rôle catalyseur. Fondée à New York en 1947 par Julian Beck (1925-1985), démiurge émacié, "habité", et sa femme Judith malina, frêle passionaria brune, la troupe, persecutée par la justice américaine, s'est exilée en Europe en 1966. Acteurs immenses, les 32 membres du Living forment une communauté itinérante, multiraciale et ouverte : "Nous voulons créer des pièces qui ne soient pas dictées par des acteurs ou des metteurs en scène individuels, mais qui émanent d'un organisme composé de nombreux individus et qui permettent à la puissance collective de se libérer en même temps que l'inspiration individuelle."
La structure de base est le happening : improvisation collective, participation provoquée des spectateurs, jeu expressionniste, goût du "grotesque".
"Le théâtre révolutionnaire de la présente décennie ne s'occupe pas seulement de changer les formes théâtrales, déclare Beck. Il s'occupe de dévérouiller, de débloquer l'instinctivité que dix mille ans de civilisation ont refoulée." (...)

En mai 1968, on a beaucoup vu les gens du Living à la Sorbonne et à Censier, sur les barricades et à l'Odéon. Puis en juillet, ils ont participé au festival d'Avignon. Ils devaient notamment y jouer une nouvelle pièce, Paradise Now.
"Ce qui se passera sur scène dépendra directement de la vie quotidienne de chacun au sein de notre communauté, de la micro-société que nous constituons", avait prévenu Beck. Avant même le début du festival, un membre de la troupe a été condamné à 2 mois avec sursis pour "attentat à l'ordre public". Le Méridional a parlé d' "énergumènes en haillons et aux cheveux longs qui déambulent dans les rues de la cité des Papes", en précisant que"les Avignonais sont choqués par le comportement, habillé ou déshabillé, de cette faune." (...) Quand Paradise Now a enfin été représenté, scandale énorme. (...) Epilogue : sur ordre du maire qui l'avait invité, le Living a été expulsé de la ville par la gendarmerie."

Jean-Pierre Bouyxou & Pierre Delannoy, in L'aventure hippie, Editions du lézard, 1995

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PIERRE BAROUH, BRIGITTE FONTAINE & ARESKI
Samedi et compagnie : émission du 23 mai 1970
Réalisation : Agnès Delarive
Production : Alain Bercoff et  Jean Wiener
(3 min 50)

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© Ina

Judith Wiener s'entretient avec Pierre Barouh, producteur et fondateur du label Saravah.
Brigitte Fontaine & Areski interprètent "L'été l'été" en play-back, un titre de l'album Comme à la radio qu'ils ont enregistré avec The Art Ensemble of Chicago (Le groupe est absent du plateau).

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AMOUGIES
Journal télévisé de 13H du 29 mai 1970
(1 min 35)
Présentation gratuite du film AMOUGIES-MUSIC POWER de Jérôme Laperrousaz et Jean-Noël Roy
dans quatre salles parisiennes.

Ce film mythique, couvrant le premier festival pop français (déplacé finalement dans le village d'Amougies, à la frontière Franco-Belge) a connu une distribution éphémère, ayant été retiré du circuit par Pink Floyd pour des questions de droits musicaux. Voici, par le biais d'un reportage, de rares images d'un film à jamais invisible où apparaissent Soft Machine et Didier Malherbe de Gong.

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MAGMA
Comme il vous plaira : émission du 29 juin 1970
Titre collection : Discorama
Produit et présenté par Denise Glazer
(12 min 28)

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© Ina

Denise Glazer interviewe le groupe MAGMA . Le chanteur et batteur Christian VANDER expose la philosophie du groupe : "On n'aime pas la musique pop, la musique lénifiante des hippies, musique de consommation. On voudrait faire une musique violente pour réveiller les consciences. On voudrait changer la musique. On va décoller vers Kobaïa...". Le groupe interprète "Stoah".

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LABYRINTHE
Film d'animation de Piotr Kamler
sur une musique originale de Bernard Parmegiani

Première télédiffusion : 21 décembre 1970
(11 min 49)

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gop_00_35_20_03.jpg© Ina

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OPEN LIGHT
Journal télévisé de 20H du 26 janvier 1971
(54 sec)
Open Light est un des premiers groupes à réaliser des light shows en France.
On leur doit la mise en lumière des concerts durant le festival ((( ∞ ))) inaugurant l'exposition IAO en novembre dernier. Ce court document didactique évoque le light show qu'Open Light a présenté au Musée d'art moderne de Paris dans le cadre de la "section animation recherche confrontation" le 27 janvier 1970, avec la collaboration de Gong et d'Ame Son.

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MANDALA
POP 2 : émission du 16 octobre 1971
Produit par Maurice Dumay
Réalisation : Michel Hermant et Michel Fresnel
(6 min 15)

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© Ina

Le groupe Mandala est avec Open Light un des groupes de light show les plus actifs en France. Multi-projections et effets de lumière à l'appui, ce collectif d'artistes évoque ses prémisses et sa propre philosophie du light show, ainsi qu'un spectacle à venir en collaboration avec Soft Machine : "L'histoire de l'Oeuf".
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NICO
POP 2 : émission du 22 janvier 1972
Réalisation : Pierre Desfons
(5 min 39)

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© Ina

Nico interprète "Janitors of Lunacy" à l'harmonium. Ce titre accompagne "La cicatrice intérieure", le film qu'elle vient de tourner avec Philippe Garrel.
Dans l'entretien qu'elle accorde en français à Patrice Blanc Francard, la chanteuse évoque également sa rencontre avec Lou Reed, John Cale, Andy Warhol et sa participation au Velvet Underground.

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DASHIELL HEDAYAT
Discorama : émission du 30 janvier 1972
(5 min 36)

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© Ina

Dashiell Hedayat, alias l'écrivain Jack-Alain Léger, après un premier disque sous le nom de Melmoth, a enregistré le mythique album "Obsolete"
en collaboration avec Gong, incluant une bande magnétique de cut up dérobée à William S.Burroughs.
Il s'entretient avec Denise Glazer et interprète dans ce rare (sinon unique) clip franco-psychédélique une version de "Chrysler Rose" rebaptisée "Mystère".
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CONTINENTAL CIRCUS
de Jérôme Laperrousaz

Pour le cinéma
Emission du 12 mars 1972
(3 min 46)

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Jérôme Laperrousaz est l'auteur de films mythiques, aujourd'hui perdus ou invisibles : Daevid Allen sur les barricades de Mai 68, de nombreux documents sur Gong, "Amougies-Music Power" sur le festival du même nom... Il s'entretient ici sur son film "Continental Circus", consacré au coureur moto indépendant Jack Findley et dont la célèbre musique est signée Gong.
Le film a reçu le prix Jean Vigo en 1972.
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CATHERINE RIBEIRO + ALPES
POP 2 : émission du 3 avril 1972
Réalisation : Pierre Desfons
Production : Maurice Dumay et Claude Ventura
(9 min 16)

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© Ina

Patrice Blanc-Francard s'entretient avec Catherine Ribeiro et le groupe Alpes à la campagne. Ils interprètent "Ame debout" en plein air, dans la cour de leur ferme.
Entretien avec Patrice Moullet, guitariste du groupe qui fabrique ses propres instruments, tel le Cosmophone.
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GONG
Rockenstock : émission du 18 septembre 1973
Réalisation : Gilles Daude
Production : Pierre Lattes
(24 min 50)

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© Ina

Le groupe Gong s'est installé un temps dans une maison de campagne, à Sens, lieu de vie et de création permanente. Daevid Allen et Didier Malherbe y sont interviewés, ainsi que des voisins âgés qui disent apprécier la proximité de la communauté bigarée.
Le groupe, en grande forme, interprète deux morceaux : "I Never Glid Before" et "Witch Song : I am your Pussy".
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BRIGITTE FONTAINE & ARESKI
"Le temps déborde ou la Closerie des Lilas"
Ce que Paris chante  : émission du 15 novembre 1973
Réalisation : Bernard Rothstein
Production : Michel Davaud et Bernard Rothstein
(6 min 30)
Brigitte Fontaine et Areski improvisent un chant sur un quai de gare puis dans une cabine de locomotive.
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PIERRE HENRY
Date de diffusion : 14 décembre 1977
Produit par FR3 Lille.
Réalisateur : Philippe Masson
(13 min 06)

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Dans le cadre de l'hommage que lui rend un mois et demi durant le festival de Lille en 1977, avec la participation de l'actrice et écrivain Anne Wiazemsky, Pierre Henry met en place "Métamorphoses" à Notre Dame de la Treille, une pièce complexe de "musique corticale" dans laquelle les ondes cérébrales du compositeur fournissent la matière sonore, en interaction avec des projections laser.
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TIM BLAKE
Fenêtre sur la musique moderne : émission du 20 avril 1979
Réalisation : Jean-Noel Roy
(26 min 25)

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© Ina

Tim Blake interprète "Generator", "Light house" et "New Jerusalem ".
Ne parvenant pas a s'intégrer à la société, il explique qu'il s'est réfugié dans la musique et a pris ce qu'il y avait de meilleur dans cette société : l'électronique. Présentation de ses synthétiseurs. Tim Blake parle de l'influence des musiciens qu'il a connu dans le groupe Gong et de ses inspirations.
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